Ce soir, on ne se réjouira pas…

Ce soir, on pourrait se réjouir…
– d’un taux de participation supérieur aux attentes (80%),
– de l’aspiration au changement incarné par François Hollande, idéalement placé pour rassembler tous ceux qui attendent l’alternance le 6 mai (28,5%),
– du désaveu du bilan de Nicolas Sarkozy, seul candidat sortant de la Ve République à ne pas être arrivé en tête au premier tour (27%),
– d’un rapport de force historiquement favorable au bloc de gauche (42% contre 29%)…
Oui, mais voilà, 7 millions de nos concitoyens ont voté pour Marine Le Pen (18,5%), soit deux millions de voix de plus que le score réalisé par son père le 21 avril 2002. Parmi ces nouveaux électeurs, des jeunes, bien trop nombreux, qui ne croient pas que la politique peut changer leur vie et qui ne se reconnaissent plus dans les valeurs de la République. La percée du Front national et de ses idées avait été redoutée par certains, dédiabolisée par d’autres, anticipée par tous… mais elle n’a pas pu être empêchée. Le choc est douloureux et nous rappelle qu’en démocratie, rien n’est jamais acquis.
Alors ce soir, on ne se réjouira pas…
valentinCe soir, on ne se réjouira pas…

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